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IV. Soigner la présentation visuelle

LA SIMPLICITÉ EST LA SOPHISTICATION SUPRÊME. (LEONARDO DA VINCI)

Les chercheurs ne se préoccupent pas outre mesure de l’apparence de leurs rapports de recherche, alors que pour capter l’attention de responsables de politiques et de gestionnaires affairés, les documents qu’ils leur présentent doivent être clairs, intelligibles, structurés et concis. La présente section propose des conseils précieux sur la présentation visuelle du résumé de recherche. Le logiciel de conception graphique à la fine pointe n’est nullement requis pour soigner la présentation visuelle d’un document. De plus, ce n’est pas en incorporant des graphiques ou des images, inutiles ou qui détournent l’attention du propos du résumé, que l’on donne à celui-ci une apparence attrayante. Enfin, c’est bien beau de soigner la présentation visuelle, encore faut-il que le contenu du résumé tienne la route.

L’OBJECTIF PROPOSÉ

Les étudiants seront en mesure de présenter un résumé d’apparence attrayante aux responsables de politiques et aux gestionnaires. Ils soigneront la présentation visuelle du résumé en faisant bon usage des blancs, des éléments graphiques et du style télégraphique, et en mettant en relief des phrases ou des expressions accrocheuses qui illustrent un aspect fondamental ou le propos d’une section ou du résumé.

L’ORGANISATION DU TEXTE — LA SIMPLICITÉ AVANT TOUT

Rédiger un texte avec précision et concision n’est pas une mince affaire. Voici quelques conseils pour
y parvenir :

  • un titre accrocheur;
  • une police de caractères sans fioritures, uniforme (ou complémentaire);
  • des retraits de la marge, la justification du texte ou des énumérations par points;
  • des chiffres utiles;
  • des graphiques dont les étiquettes sont claires;
  • des extraits accrocheurs qui illustrent le propos d’une section ou du résumé.
  • Bien sûr, le sujet et le contenu orienteront le choix des moyens dans l’organisation du texte.

LES ÉLÉMENTS GRAPHIQUES — MOINS PEUT ÊTRE SYNONYME DE MIEUX

De judicieux éléments graphiques — comme des tableaux, des diagrammes ou des images — peuvent
être utiles pour faciliter la compréhension d’un sujet complexe. Les graphiques notamment permettent
d’illustrer avec clarté les liens, ainsi que l’information scientifique et économique73. Voici des conseils
pour obtenir des graphiques percutants :

  • Le graphique a un but précis.
  • Le graphique est simple et clair. « Le graphique, c’est comme un panneau routier — à la vitesse où il roule, le conducteur n’a pas la possibilité de le regarder longtemps. L’information doit être assimilée rapidement. »
  • La transition entre le texte et le graphique est claire73.

À l’aide d’applications telles Excel, Word et PowerPoint, les étudiants peuvent créer des graphiques et des diagrammes de toutes sortes. Inutile cependant d’en faire trop. Amorcez toujours le graphique au point zéro approprié pour ne pas fausser l’ampleur de l’effet. Évitez les graphiques en trois dimensions, plus difficiles à lire, qui peuvent en outre déformer l’effet selon leur inclinaison. Le tableau dans le numéro de À bas les mythes, « Mythe : Les risques auxquels la vaccination expose les enfants sont souvent plus grands que ses bienfaits », est un bon exemple d’un élément graphique efficace74. Le tableau — qui compare les effets indésirables de vaccins et les conséquences des maladies qu’ils préviennent — présente beaucoup d’information en peu d’espace.

LE RÔLE DES BLANCS

Les blancs sont des espaces vides, de l’espace où il n’y a ni texte, ni élément graphique75. L’espace est déjà limité dans les résumés de recherche de la Fondation qui font deux pages, mais si le texte et les éléments graphiques de À bas les mythes et de Données à l’appui en occupaient chaque parcelle, les numéros seraient surchargés, et la lecture en serait pénible. Les blancs sont là pour créer « un équilibre harmonieux dans la mise en page »75.

Examinons les exemples suivants :

Exemple 1

Example 1

Example 2

Example 2

Example 3



Le premier texte est fourni, difficile à lire. Dans les deuxième et troisième textes, les blancs — les marges, la taille des caractères du titre, l’interligne et l’espace entre les paragraphes — donnent une apparence harmonieuse au texte et en facilitent la lecture. Le nouveau visage de la série À bas les mythes en est un autre exemple. L’un des changements les plus remarquables est l’ajout de blancs. Voyez ce que peuvent faire quelques blancs de plus.

La Fondation ne cesse d’étudier des possibilités d’améliorer l’apparence de ses résumés de recherche. À cet égard, elle invite les lecteurs à lui communiquer leurs observations sur ce sujet, Par ailleurs, voici deux sources d’information pour en savoir davantage sur l’utilisation des blancs : Whitespace75 et How to add white space76.


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À bas les mythes est préparé par le personnel de la Fondation canadienne de la recherche sur les services de santé et publié uniquement après avoir été revu par des spécialistes sur le sujet. La Fondation est un organisme indépendant, sans but lucratif. Les opinions et les intérêts exprimés par les personnes distribuant ce document ne représentent pas forcément ceux de la Fondation. © FCRSS 2007

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